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Par Sylvain PEREZ - Catégorie : Assurance Vie, Constitution d'un capital, Fiscalité optimisée, Mes objectifs - Publié le 8 janvier 2010

Pourquoi épargner dans le cadre de l’assurance vie ?

Le placement préféré des français est l’assurance vie. Vous le saviez car on l’entend et on le lit dans tous les médias. Mais quelles en sont les raisons ?
L’assurance vie, c’est avant tout un support de placement, une enveloppe dans laquelle on place son argent sur le long terme avec l’espoir de le voir fructifier. Cette enveloppe confère plusieurs avantages : fiscaux, successoraux, financiers…

Une fiscalité avantageuse : placer son argent pour voir fortement taxer ses gains n’est pas très encourageant. Pour autant, l’assurance vie confère à l’épargnant de réels avantages fiscaux. En effet, dès lors que le placement s’inscrit sur le long terme (8 ans au moins), les intérêts sont taxés après un abattement de 4600 € pour un célibataire ou 9200 € pour un couple. L’épargnant a le choix entre déclarer ses gains taxables lors de sa déclaration de revenus (taxation selon sa tranche marginale d’imposition) ou bien opter pour l’impôt forfaitaire de 7,5 % (prélèvement forfaitaire libératoire).

L’une des particularités de l’assurance vie, c’est qu’en cas de retrait partiel, l’argent retiré se constitue d’une partie du capital placé et des intérêts produits. L’impact fiscal est donc très limité car seuls les intérêts sont taxés.

A titre d’exemple, un couple ayant placé 100 000 € sur un contrat d’assurance et réalisant un retrait de 15 000 € après 8 ans (valeur du contrat 140 000 €) sera taxé pour une part d’intérêts égale à 4 285 €. Ainsi, ce couple paiera uniquement la somme de 518,57 € correspondant aux contributions sociales (12,10 %).
En effet, les intérêts taxables (4 285 €) étant inférieurs à l’abattement de 9200 €, le couple n’est pas imposé !

Mais les retraits opérés avant 8 ans sont plus lourdement taxés :
Dans le cas d’un retrait (ou clôture) opéré avant 4 années pleine de détention, la partie d’intérêts taxable sera soit à déclarer (taxation selon la tranche marginale d’imposition), soit taxée, sur option, au taux forfaitaire de 35 %.
Pour un retrait opéré entre la 4ème et la 8ème année de détention, la partie d’intérêts taxable sera soit à déclarer (taxation selon la tranche marginale d’imposition), soit taxée, sur option, au taux forfaitaire de 15 %.

Dans tous les cas, les contributions sociales sont dues (12,10 % en 2009 ; taux maintenu pour 2010).

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